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Histoire

Les 4 villages

COURCELLES

Les premiers documents mentionnant l’existence de Courcelles datent officiellement de 960.

Cependant, des fouilles archéologiques faites en 1876 au lieu-dit , à la limite de Trazegnies, ont mis à jour un atelier de taille de pierres-outils datant de la préhistoire.

On sait aussi que Jules César, après avoir conquis la Gaule, fit construire deux routes romaines traversant la Belgique, afin de permettre à ses armées de se déplacer rapidement d’une frontière à l’autre. Une d’elles passe au nord de Courcelles. Cette « Chaussée Romaine » ou « Chaussée de Brunehault », du nom de la princesse qui l’a inaugurée, permit sans doute aux populations gallo-romaines de s’installer dans la région. On a d’ailleurs retrouvé, lors de fouilles effectuées entre 1874 et 1877 des vestiges d’un important cimetière romain : poteries, bronzes, armes, etc. le long d’un chemin situé à l’actuelle rue de Viesville prouvant que Courcelles est bien plus ancienne qu’on ne le croît.

Le nom « Courcelles » est d’ailleurs romain : il vient très probablement de Curticella ou Curtis désignant une terre propre à l’exploitation agricole.

TRAZEGNIES

Trazegnies, commune citée pour la première fois en 868, a aussi un passé romain puisqu'on y trouve les traces d'une villa érigée entre 268 et 275.Trazegnies viendrait de Trasniacas qui signifie terres de Thraso.

Mais c'est surtout à une longue lignée de seigneurs – les Marquis de Trazegnies, une des plus illustres familles d'Europe – que le village doit sa réputation.

La Maison de Trazegnies possédait un château féodal digne d’elle. Bâti au XIe siècle, il fut détruit en 1554 pour être ensuite reconstruit aux XVI et XVII siècles. Les vestiges actuels, pourtant forts imposants et considérés comme les plus anciens de Belgique, ne nous laissent qu’une faible idée de leur magnificence de l’époque.

SOUVRET

Souvret, à l'origine un hameau de la paroisse St Lambert de Courcelles, fut déclarée commune libre  en 1804 sous le Premier Empire avant de connaître un essor significatif grâce à l'activité minière.

En effet, à sa naissance, la majeure partie du territoire de Souvret était couverte de terres cultivables, de sarts et pâtis. Les rues étaient presque inexistantes. Un premier recensement de population effectué en 1816 dénombre 827 habitants pour plus de 2.000 âmes cinquante ans plus tard. Cette explosion démographique se justifie par l’appel de main d’œuvre qui cherchait l’habitat sur place en raison du travail apporté par l’avalement du charbonnage 6 Périer en 1867.  Cette poussée de population appela immanquablement le développement urbanistique du village.

GOUY-LEZ-PIETON

Gouy-lez-Piéton a quant à elle une origine supposée vers 980 où l’on retrouve des écrits parlant de Gaudiacus ou parfois Guadiacus. Ce patronyme se transforma ensuite en Goys (1100), Goai (1186), Ghoy (1700) et Goui (1800). Au milieu de la région industrielle, elle a su conserver au fil du temps sa vocation rurale.

Sceau communal

 

 

Au temps des Seigneuries, les fiefs de Courcelles-Erguignies, Hamal et Rianwelz ont appartenu tour à tour à de nobles familles dont la dernière fut celle des Marquis de Chasteler. Jean-Gabriel, dernier Seigneur, était très aimé des Courcellois. D’une nature généreuse, il avait d’ailleurs cédé plusieurs terres devenues biens communaux. Il mourut à Venise le 10 mai 1825.

Pour conserver son souvenir, l’Administration communale a sollicité l’autorisation de porter les Armes du Chasteler sur son sceau. Un arrêté Royal du 3 mars 1914 a accordé cette autorisation.

L’écu armorial est ainsi défini : d’argent à la bande de gueules accompagné en chef d’un lion de sable armé, lampassé et couronné d’or.

 Sceau_communal

 

Industrie et commerce

 

AGRICULTURE ET ELEVAGE

Jusqu’à la fin du XVème siècle, les 2/3 du territoire de Courcelles étaient des bois. On y chassait le chevreuil et le gibier y était abondant.

Il y avait trois « trieux » à Courcelles. Le Trieux des Agneaux, le Trieux de Braibant et le Trieux de Reguignies. Un « try », c’est « une terre à pâture ».

Pour ce qui est de l’élevage, notre région était renommée pour ses porcs et ses gorets mais surtout pour ses chevaux de race.

LA HOUILLE

Vers 1650, on commença à tirer de la terre-houille dans le bois de Miaucourt. Plus tard, on découvrit des affleurements de charbon à Wartonlieu, la Motte, Sarty et Nolichamps.

Les anciens Courcellois creusèrent de petits puits à ciel ouvert appelés « cayats » pour y exploiter les têtes de veines.

Au fil du temps, des modifications furent apportées au régime d’exploitation de la Houille et le 12 août 1785, une ordonnance interdit, sans permission ou concession, aucune extraction de houille.

En 1853, une société, appelée Société Anonyme des Charbonnages du Nord de Charleroi, se forma pour réunir les diverses concessions situées sur Courcelles.

La puissance d’extraction était de 19.000 tonnes en 1854. Elle atteint 500.000 tonnes en 1930.

Les puits ont été fermés un à un et actuellement, aucun puits d’extraction ne fonctionne sur le territoire de Courcelles.

INDUSTRIES DIVERSES

Dans les temps anciens, les habitants de Courcelles se livraient à la fabrication artisanale de clous. Annexée à la plupart des maisons, une petite forge permettait aux Courcellois de produire leurs propres clous. Cette petite industrie artisanale a périclité vers 1840 pour disparaître totalement en 1850 avec l’ouverture d’une clouterie mécanique.

On sait  que vers 1592, Desandruin conçut l’idée d’importer dans nos contrées la fabrication du verre. Dès 1645, on comptait trois verreries importantes dans la région. En 1853 fut fondée à Courcelles la société premièrement connue sous le nom de Verreries de Gosselies. Puis en 1870 fut érigée à Courcelles la quatrième glacerie de Belgique. Malheureusement, le nombre de glaceries et la concurrence augmentant, les glaces de Courcelles durent déposer leur bilan. L’affaire fut rachetée par un groupe américain.

Courcelles est l’une des communes du bassin de Charleroi dont le sous-sol contient la plus grande quantité d’argile propre à la fabrication de briques. Vers 1860, tous les hommes étaient briquetiers.

On comptait également au XIXème siècle quelques brasseries renommées.

Parallèlement à l’industrie charbonnière, l’installation d’ateliers de constructions métalliques se développa, même jusque  dans les années 1970. La petite et la grande industrie ont pris une telle ampleur à la fin du XIX et au début du XXème siècle, qu’il est difficile d’en faire une énumération complète.

Courcelles a largement contribué au développement industriel de la région. Aujourd'hui, si les marques de ce passé sont toujours visibles, Courcelles est devenue une commune à vocation résidentielle et a su se forger un visage chaleureux où une nature sauvegardée fait bon ménage avec des lieux de culture, des sites touristiques, des PME dynamiques et un parc d'activités économiques en plein développement.

COMMERCE

Le commerce était quasi nul dans les premiers temps. Chacun produisait ce dont il avait besoin et se contentait du peu qu’il avait. On se bornait à faire des échanges. L’argent était très rare. Les seuls commerçants de Courcelles vendaient des chandelles, de l’huile pour « crasset », du sucre, des pois et des fèves.

Après 1830, on installa des « boutiques ». On y vendait un peu de tout, principalement des toiles, des étoffes et de la mercerie. En 1837, on comptait déjà 102 boutiques.

L’établissement du marché, inauguré le mercredi de la kermesse Saint-Lambert en 1826 sur la place du Trieu donna un essor nouveau et provoqua le déplacement du centre vital de la commune.

Après la guerre franco-allemande de 1870, les salaires augmentèrent. Bon nombre de briquetiers établirent des magasins qui prospérèrent. D’un simple commerce de détail, certains négociants devinrent grossistes.

Avec l’augmentation de la population, de nouveaux besoins surgirent et le nombre de magasins ne cessa de croître.

Petit à petit, Courcelles devint une commune commerçante, grâce aux nombreux moyens de communication.